Les Rencontres Musicales Africaines (REMA 2024) ouvertes avec plus de 25 pays présents

C’est parti pour la 7ème édition des Rencontres Musicales Africaines (REMA). De la musique (les REMA play) en passant par des Showcases, des formations, des speed meetings, des panels et des conférences, cette édition 2024 se tient en deux phases. Après Ouagadougou, les REMA 2024 s’invitent à Bobo Dioulasso (REMA Next). C’est même l’une des innovations de ce rendez-vous. Les dés de l’édition ont été lancés ce jeudi 17 octobre 2024, à Ouagadougou.
Les Rencontres Musicales Africaines (REMA), acte 7 sont prévues du 17 au 19 octobre 2024 à Ouagadougou et les 25 et 26 juillet à Bobo-Dioulasso. Les activités de ce rendez-vous dans la capitale burkinabè ont été officiellement lancées. Pour ces deux villes retenues, « l’Afro Digital créatif et économique en émergence », est le thème qui va diriger les différents échanges et festivités en cette année 2024.
A travers ce thème, la cour du Naaba, dont son président est Mohamed Kaboré alias Alif Naaba ou encore le Prince aux pieds nus veut redonner la place que mérite la musique africaine sur l’échiquier international. Cela au regard du fait que des jeunes africains s’en ont accaparé, donc une nécessité d’en parler selon les propos du prince aux pieds nus .

« On va retracer depuis ces 10 – 15 dernières années, comment la musique africaine est en train de gagner du terrain. Quel est son impact positif. Aujourd’hui, vous entendez souvent des artistes africains, vous avez des droits d’auteur, des rythmes qui raisonnent dans le monde entier cela veut dire que la musique africaine est en train de jouer sa part. Parce que les jeunes arrivent à créer aujourd’hui sans limite. Nous, on va dégager ces pistes pour que beaucoup de gens puissent l’utiliser », foi de Alif Naaba.
Pour y arriver, au-delà des festivités, les échanges vont porter sur des sous thèmes liés à la question. Et pour aller plus loin, les REMA veulent inculquer ces idées à la jeunesse de la ville de Sya du 25 au 26 octobre 2024. Et comme innovation Mohamed Kaboré a cité entre autres ce fait d’aller à Bobo-Dioulasso, les REMA space tous les jours au monument des martyrs, les Showcases, les REMA Expo, les REMA Village d’enfants et une activité écologique dénommée.
L’autre objectif de ces rencontres est de prouver la résilience du Burkina Faso aux yeux du monde. C’est un pari presque réussi car plus de 25 pays avec près de 800 participants ont répondu à l’appel. Le ministre d’Etat en charge de la culture, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, patron à l’ouverture de l’édition, a salué cet objectif qu’il a jugé satisfaisant.